Doyenné de Ciney

Le point sur la reconstruction de la Collégiale

vendredi 25 novembre 2011 par Doyenné de Ciney

Le point au 25 novembre 2011

DANS QUEL ÉTAT EST LE BÂTIMENT ?

Ce qui reste de la flèche du clocher a reçu une couverture provisoire qui protège l’intérieur de la tour. Le toit au dessus du chœur est réparé provisoirement. Un toit provisoire plat est placé au-dessus des deux nefs endommagées.

L’intérieur est complètement vide, les grandes orgues ont été démontées et entreposées dans l’atelier d’un facteur d’orgues à Tournai. Les œuvres d’art ont été mises en lieu sûr. Des caissons en bois protègent les fonts baptismaux, les autels latéraux, la peinture de l’Assomption et la statue de Saint Materne. Les trois confessionnaux intacts et les anciennes stalles devraient idéalement recevoir une protection adéquate.

On constate que les murailles qui ont été exposées aux intempéries sont fortement dégradées et le plâtras décomposé par l’humidité forme un tapis au sol où se mêlent les déjections des nombreux pigeons qui ont élu domicile dans l’église. Une palissade a été dressée autour de la petite nef qui menace de s’écrouler.

On a découvert sous le plâtre une arcade ogivale datant d’avant le 17e siècle. La chapelle Bethléem n’a pas été déblayée et l’humidité provenant de la toiture éventrée a fait s’écrouler une partie du plafond et les luminaires se sont détachés et sont à terre. La sacristie, la crypte et la chapelle du Rosaire (Réconciliation) sont intactes.


OÙ EN EST LE DOSSIER ADMINISTRATIF ?

Le bâtiment étant classé, une procédure administrative très stricte doit être suivie. Un comité d’accompagnement pour le Certificat de Patrimoine a été constitué le 30 juillet 2010. Il comprend notamment des représentants de la Commune, de la Fabrique, de la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles, (C.R.M.S.F), du Service public de Wallonie (S.P.W.) (Direction de la restauration, Services Patrimoine et Archéologie), du diocèse et bien sûr l’auteur de projet qui n’était évidemment pas encore connu lors de la première réunion. Ce dernier a été désigné au début du mois de juillet 2011 à la suite d’une adjudication pour laquelle dix soumissions ont été reçues. Il s’agit du cabinet d’architectes p.HD de Liège.

La deuxième réunion, animée par M. l’architecte Hautecler, s’est tenue le 10 novembre 2011. Un premier tour de table a été réalisé pour préciser les avis au sujet de la philosophie générale de la reconstruction. Il a été convenu que l’aspect général du bâtiment devait être rétabli à l’identique avec la possibilité d’utiliser des techniques modernes notamment pour la charpente du toit et les voûtes de la nef.

Pour l’intérieur qui est aussi classé, le comité, sur demande du clergé et de la Fabrique, a donné un avis favorable pour permettre divers aménagements répondant aux besoins de la liturgie issue de Vatican II et visant à procurer des endroits de rencontre supplémentaires. Le système de chauffage est également à revoir.

L’architecte promet de déposer un avant-projet avant la fin de l’année mais entre temps il rencontrera divers groupes de travail à constituer pour l’aider à bien cerner les besoins. La rencontre de l’architecte avec le Conseil de Fabrique a eu lieu le 15 novembre.

Côté indemnisation par l’assureur, le dossier piétine. Le contre expert nommé par la Fabrique a établi deux états de perte : l’un pour le bâtiment et l’autre pour le contenu. L’architecte a établi de son côté une estimation du coût de la reconstruction qui est supérieure à celle du contre expert. Une rencontre des deux parties est prévue pour revoir et comparer les calculs de coûts et présenter si possible une estimation commune.

Le point le plus important réside dans le différend qui oppose la Fabrique aux assureurs au sujet de la police. « Premier risque » ou « couverture proportionnelle » ? La police initiale avait été souscrite en « premier risque » auprès d’une société qui a été rachetée ultérieurement par l’assureur actuel et les modalités de transfert de la police ne sont pas claires. L’assureur estime que la police actuelle est en couverture proportionnelle. Celle-ci est désavantageuse pour la Fabrique car dans ce cas, l’indemnisation serait inférieure au coût de reconstruction. Dans le premier cas, la couverture procurée par le contrat est suffisante pour la reconstruction à l’identique. L’enjeu est d’importance et la Région Wallonne a mis son service juridique à la disposition de la Commune et de la Fabrique pour aider à résoudre ce problème.

Les deux prochaines étapes seront donc d’une part la résolution du problème des assurances et d’autre part, la soumission par l’architecte d’un avant-projet au Comité de Certificat de Patrimoine dont la prochaine réunion est prévue fin décembre 2011.

Roger Pierson


QUELQUES PHOTOS :

- Quatre jours après l’effondrement

- Trois semaines après

- Actuellement


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