Doyenné de Ciney

Réconciliation

mercredi 23 novembre 2011 par Doyenné de Ciney

Le Sacrement de la Réconciliation est également appelé sacrement du Pardon, de Pénitence, de conversion ou de confession.

Il est toujours possible de contacter un prêtre pour demander de recevoir le sacrement du Pardon à un moment à définir selon les possibilités de chacun. Un horaire de permanence à la chapelle d’adoration sera bientôt établit.

Il est également possible de le recevoir lors des célébrations de Réconciliation qui ont lieu quelques jours avant les grandes fêtes telles que Toussaint, Noël, Pâques ou lors d’autres célébrations particulières.

Dieu, plein de miséricorde, désire sauver tous les hommes. Il nous rejoint pour nous sauver de tous nos péchés ; de tout ce mal qui fait en nous et autour de nous bien des ravages ; de tout ce mal que nous faisons et qui nous alourdit !

Par le prêtre, Dieu nous accorde son pardon ; il nous relève et nous guérit. Nous retrouvons la pureté de notre baptême, la communion avec Dieu. Lavés par le Don de sa Vie sur la Croix, nous pouvons repartir à neuf, une nouvelle vie re-commence... pour notre joie et pour notre bonheur qui rejaillit autour de nous !

Le Sacrement est un signe visible de la Présence de Dieu

Seuls, les prêtres sont chargés de donner les sacrements ; c’est leur ministère.

La Réconciliation est un des 7 sacrements.

Non seulement, ce sacrement a été mal compris, mais à beaucoup d’endroits, il est bâclé voire ignoré. Pourtant il est source de libération, de guérison, de joie...

 Le Sacrement

Pourquoi un sacrement de Réconciliation ?

Le sacrement du pardon est le signe de la réconciliation avec Dieu et avec la communauté. Il relève le pécheur et le retourne en profondeur. Il est source de joie et de renouveau pour l’Eglise.

Les paraboles de la miséricorde, celles du fils prodigue et de la brebis retrouvée, soulignent la joie de Dieu devant la conversion du pécheur et l’attention qu’il y porte :

« Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue ! Je vous le déclare, c’est ainsi qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion » (Lc 15, 7).

Et Jésus insiste :

« Je vous le déclare, il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 10)

« Dieu est riche en miséricorde » (Ep 2, 4).

La rémission des péchés est un don de Jésus aux pécheurs et au monde, dans l’Eglise.

Au soir du Jeudi Saint, Jésus anticipe le don de sa vie en faisant boire ses disciples à la coupe :

« Prenez, et buvez-en tous ; ceci est le sang de la Nouvelle Alliance (réconciliation), versé pour vous et pour la multitude, en rémission des péchés ».

Sur la croix, Jésus meurt en pardonnant à ses bourreaux et, dans l’offrande du Fils à son Père, Dieu réconcilie le monde avec lui (2 Co 5, 19).
La croix du Seigneur est l’icône de notre réconciliation :

« Si l’un de vous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste. Il est la victime offerte pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier » ( 1 Jn 2, 1-2)

 La Réconciliation

Dieu par son pardon nous réconcilie avec lui et avec les autres.

« L’amour du Christ nous presse. Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 14-20)

Le baptême nous a faits membres du Corps du Christ, frères et sœurs les uns des autres. Par l’eucharistie, nous communions au Seigneur et à nos frères. Mais, qui ne fait l’expérience que les liens de cette unité se distendent par suite de nos négligences et de nos défaillances ? Tout péché est une déchirure, une rupture des liens qui nous unissent : « quelque chose » ou « rien ne va plus » entre nous et Dieu, entre nous et les autres. Les conséquences du péché sont considérables. Elles n’affectent pas seulement notre vie personnelle. En effet, choisir contre Dieu, c’est contribuer au désordre que le péché introduit et perpétue dans l’Eglise et dans le monde. Le péché a des répercussions cosmiques. La croix du Christ nous le révèle.

Au cours de la messe, nous disons cette prière qui peut nous aider à avoir la disposition d’un cœur sincère et repentant

« Je confesse à Dieu tout-puissant,
je reconnais devant mes frères,
que j’ai péché en pensée, en parole,
par action et par omission
oui, j’ai vraiment péché.
C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu. »

Rappelons-nous que tout d’abord, Dieu est Amour (il n’y a aucun mal en Lui !). Dieu nous a créés pour aimer. Dieu aime et il veut que nous aimions. Dieu nous a créés capables de le connaître et de l’aimer. En le connaissant et en l’aimant, nous trouvons notre joie. Voilà la grande idée de Dieu : que nous trouvions notre joie à le connaître et à l’aimer, à nous aimer comme des frères, à réaliser le bien.

Dieu nous a créés libres.

Libres de répondre « oui » ou « non » à ce qu’il veut pour chacun de nous.
Le péché, c’est le « non » à l’amour de Dieu.

Au plus intime de nous-mêmes : la conscience.

Dans notre cœur, il y a souvent des tiraillements, des luttes entre le bien et le mal : d’un côté, Dieu nous appelle, de l’autre, nous sentons les forces du mal qui nous attirent.

Tout se passe au plus secret de notre cœur dans ce que nous appelons la conscience. De même que nous avons des sens pour percevoir ce qui nous entoure, ainsi la conscience nous permet de reconnaître ce qui est bien et ce qui est mal.

Ce n’est pas nous qui décidons ce qui est bon et ce qui est mauvais, c’est Dieu qui nous le fait comprendre. C’est pourquoi, il nous faut apprendre à entrer au-dedans de nous pour écouter cette voix de Dieu et réfléchir sur la valeur de nos actes.

Le pardon à Dieu, le pardon aux autres, le pardon à soi-même.

Garder rancune alourdit mon être, noircit mon âme et m’attire dans un désespoir de plus en plus grand. Je me fais du mal, je fais du mal aux autres, je fais du mal à Dieu...

  • Ne pas « reconnaître » Dieu, ne pas l’aimer, l’accueillir, le prier, le suivre...
  • Ne pas aimer les autres, leur faire du mal (en pensée, en parole, par action, par omission)...
  • Ne pas me respecter et m’aimer moi-même comme « enfant bien-aimé du Père »...

 Le Prêtre

Pourquoi se confesser à un prêtre ?

Les baptisés forment un seul corps dans le Christ : de même que la sainteté de l’un profite mystérieusement à tous les autres, les péchés de chacun nuisent à tout le corps.

Aussi, dans le sacrement, le prêtre ne représente pas seulement le Christ par qui Dieu nous réconcilie avec lui ; il représente aussi la communauté chrétienne que nous avons blessée ; il nous réintègre dans sa communion.

En effet, que peut il arriver de plus grave à un membre si ce n’est d’être coupé du corps auquel il appartient ? C’est pourquoi le sacrement de la réconciliation guérit non seulement le pécheur mais aussi l’Église, car :

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est à l’honneur, tous les membres partagent sa joie. Or vous êtes le corps du Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part » ( l Co l 2, 26-27).

Le pénitent qui ouvre son cœur à un prêtre sait qu’il parle à un autre pécheur, lui aussi pardonné par le Christ ; il le rencontre comme un frère mais aussi comme le représentant du Christ, ami des pécheurs.

 Le Pardon

Comment se passe ce Sacrement du Pardon ?

- Nous nous préparons à recevoir le pardon en prenant un moment de silence, seul avec Dieu. Dans le secret de notre cœur, nous demandons à l’Esprit Saint de nous éclairer. Nous lui demandons de nous montrer les péchés qui sont en nous et qui ont besoin d’être pardonnés, purifiés par son amour.
- Nous pouvons ensuite aller voir le prêtre qui nous reçoit au nom de Jésus. Nous lui disons nos péchés.
- Comme Jésus, il nous écoute, il nous parle en son nom.
- Il nous aide ensuite à dire le regret de nos péchés et notre désir de grandir en enfants de Dieu.
- Il nous demande d’accomplir un geste, une parole d’amour, une prière pour montrer notre désir de réparer le mal et de vivre en enfants de lumière.
- Puis il étend la main sur nous en priant l’Esprit Saint.

Écoutons les paroles du prêtre par lesquelles Jésus agit pour nous pardonner dans l’Esprit-Saint :

« Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde.
Par la mort et la résurrection de son Fils,
Il a réconcilié le monde avec lui et
il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés :
par le ministère de l’Eglise, qu’il vous donne le pardon et la paix.
Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,
Je vous(te) pardonne tous vos(tes) péchés. »

Nous répondons : « Amen » pour montrer que nos acceptons ; que nous sommes bien d’accord…

Avec le prêtre, ou seul, nous pouvons dire cette prière, appelée acte de contrition :

« Mon Dieu, j’ai un très grand regret de t’avoir offensé
parce que tu es infiniment bon, infiniment aimable,
et que le péché te déplaît.
Je prends la ferme résolution, avec le secours de ta sainte grâce
de ne plus t’offenser et de faire pénitence. »

En effet, si par ce sacrement, nous commes « convaincus » de nos péchés et que nous les regrettons sincèrement, notre condition de pécheurs nous replonge sans cesse dans les tentations... auxquelles nous avons bien du mal de résister. Il nous est nécessaire de demander le secours de Dieu pour ne pas retomber...

Par ce sacrement, nous sommes vraiment pardonnés, guéris, renouvelés. Dieu nous rétablit dans son amour. Nous retrouvons la beauté intérieure de notre baptême, toute la lumière, toute la vie, toute la joie. Il nous remplit de la force de son Esprit pour marcher en enfants de lumière. Nous pouvons maintenant reprendre la route à la suite de Jésus, grandir dans la sainteté, vivre de la vie de notre baptême, aimer Dieu, aimer les autres.

Remarques :

  1. Attention, le prêtre est tenu au secret.
  2. Dire son péché, c’est aussi une preuve de confiance en Dieu et en Dieu seul !
    « Seigneur, à qui irions-nous ? à qui dirions-nous ? »

 Le Recevoir

Faut-il recevoir régulièrement ce sacrement ?

Nous sommes des pécheurs... pardonnés et nous resterons des pécheurs... pardonnés ! Nous avons donc besoin de retourner régulièrement au sacrement pour avancer sur le chemin de sainteté. De plus en plus proches du Seigneur, de plus en plus « armés » dans les tentations, nous serons également de plus en plus réceptifs à son Amour et à ses Grâces pour mieux l’aimer et mieux aimer les autres !

Il est bon de rencontrer régulièrement, dans ce sacrement, le visage miséricordieux du Père. Si nous confessons souvent les mêmes péchés, ceux ci nous révèlent nos points faibles et sont une raison de plus pour recourir fréquemment à la guérison que donne le Seigneur.

Le pardon est l’un des signes les plus caractéristiques de la vie chrétienne :

« pardonner jusqu’à soixante-dix sept fois sept fois » (Mt 18, 22)

… c’est à dire à l’infini. Comment les hommes pourraient-ils se pardonner mutuellement si ce n’est en découvrant combien Dieu est prompt à pardonner ?


Des passages sont adaptés du site catho.be et de Notre-Dame de Vie.


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 113 / 97270

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Secteur de Ciney-Leignon  Suivre la vie du site Ciney  Suivre la vie du site Célébrations & Sacrements   ?

Site réalisé avec SPIP 3.1.7 + AHUNTSIC

Creative Commons License

Visiteurs connectés : 1

Ce site est une archive. Il n’est plus mis à jour depuis le mois de mars 2017.
Les dernières informations sont sur http://www.doyennedeciney.be !